24 mai 2008
23 mai 2008
Ce matin je ne savais rien
Dilin diling diling ding ding ! Le gong résonne mais cette fois, joliment. Et comme je la regarde venir je m'étonne : c'est sur une épaule qu'elle avance Odile, c'est à même le sol, soudain allongée et soulevant sa cage thoracique et redressant sa tête pour regarder comme étonnée ses pieds, puis la mienne qui se prend du bec. Que lui arrive-t-il à Odile ? On dirait qu'elle a deviné la question de Loizo. Elle répond "je fais comme lui" Elle précise "Enfin, j'essaie ! car comment faire sans les lignes, les barres, le petit carré baladeur, les étoiles, le rectangle rouge, le trait bleue, la sono et surtout la force d'une musculation tant au top que reptilienne ?" ... "Et en plus, dit-elle, un gars d'ex-chez moi. Lui au moins quand il bouge, pas trace d'accent, pas trace du tout d'ailleurs, sauf avalée par le regard, par l'objectif d'un appareil, par l'ouïe, sauf mise en boîte immédiate par les cinq sens, même le toucher est interpellé dans ce spectacle intitulé "Erection" et présenté ce soir au Triangle. Je ne savais pas ce matin que j'écouterais Radio Rennes dit-elle -il y avait longtemps d'ailleurs- qui offrait des places pour le Festival de Danse Agitato. J'ai appelé sans trop croire Loizo. Cadeau. Je ne savais pas que ce soir j'irais seule dans ce lieu, pas plus que je ne savais ce matin que je me présenterais à un casting. Pas même que je prendrais un sirop d'orgeat en revoyant le beau lac d'Annecy, un certain bar et son juke boxe qui diffusait Procol Harum. Pas même qu'on me reconnaîtrait. Pas si mal tu sais, cette journée Loizo, légère comme un petit bonheur. Quand j'y pense, tu sais Loizo, ce matin je ne savais rien.
Joli plaisir
Loizo a travaillé quelques années en utilisant beaucoup le téléphone. Il a remarqué combien il lui était facile de reconnaître les voix de ses clients -commerciaux bien sûr- et combien ils étaient nombreux à lui dire qu'ils aimaient lui confier leurs dossiers pour le plaisir d'écouter sa voix (il n'omet pas l'intérêt de son efficacité à leurs yeux). Il regrette que depuis qu'il utilise sa voix en public il n'ait jamais eu d'article à avoir mentionné sa sonorité, ou son rythme, voire sa trace accentuée (façon sud-ouest). Et pourtant. Aujourd'hui quittant sa volière, il s'offrait des fleurs dans une jardinerie, son cadeau à lui pour plaire à sa fille dont il est la mère indigne. Quand le jeune vendeur lui a donné le renseignement qu'il lui demandait, Loizo l'a entendu lui demander s'il n'était pas "conteuse" ? Comme Loizo surpris acquiesçait il lui disait se souvenir d'elle, l'avoir vue et entendue plusieurs fois. Apparemment il en gardait un bon souvenir. Une idée sympathique. Parfois Loizo doute de ce chemin. Quelques uns le réconfortent. Comme ce jour ce jeune homme au joli sourire. Plaisant. Certains lui demandent où elle peuvent être entendue. Loizo répond par le silence. Il n'est guère doué(e) pour les contacts, les pots dans les bars, les négociations, les contrats : il devient un peu autiste. Il le déplore, mais il utilise depuis peu une potion magique. Pour changer le cours des choses. Combien de fois dit-on qu'il n'est jamais trop tard... pour faire plaisir aux autres. Et à soi-même. Il venait s'offrir sa plante bleue préférée. L'héliotrope -seulement prononcer, ou écrire ce nom, et les notes d'un vieux parfum, tenu au secret d'un flacon de verre noir et sculpté nommé Habanita, se répandent autour de lui mais elle n'aurait pas été à la hauteur de la beauté du jeune visage qui souriait en le reconnaissant. Ce n'est pas le but qui est intéressant c'est aussi ce et ceux que l'on rencontre(nt) sur le chemin du but. "Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, cours-y vite...." Merci Paul FORT
20 mai 2008
20 mai 2008 : tonnerres oubliés... vers une belle journée
Les volubilis s'en ravissent : sous peu ils s'y entortilleront. Ils profiteront à leur tour des rayons du soleil. Taquins, timides, ceux-là tôt ce jour, léchouillent les peupliers qui s'ombrent. Bientôt, baisées à bouche que veux-tu, celles-ci s'évanouiront au coeur des pierres.
20 mai : tonnerres oubliés, tout début de belle journée
19 mai 2008
18 mai 2008
J'ai envie de vous plaire
en vous offrant un univers qui me plaît. Je trouve sa maîtresse somptueuse : je n'hésite pas. C'est au point que me promenant, sans appareil, apercevant un élément nature emberlificoté de manière particulière je l'imagine, je la vois oeil doublé se pencher sur. Alors détour. Penchez vous sur. Son regard vaut le coup d'oeil. Il suffit tout simplement que vous cliquiez sur "mon" titre. Ah, au fait, un petit mot de plus, pour le plaisir de nos reconnaissances : d'un signe, chut, pas besoin de grands mots, faites-moi connaître si j'ai eu raison de m'imaginer que je pouvais vous faire plaisir :-)
17 mai 2008
Diling diling diling ding dong Tiens vlà revoilà Odile
Loizo Loizo... et la revoilà, non mais elle va tout de même cesser de crier mon nom ainsi ; tout le monde va savoir que je crêche ici ! Oui oui, Odile, je suis là, qu'y a-t-il ? Faut voir comme elle court. Elle porte un papier dans les mains, plutôt une photo. Je l'ai regardée. Moi aussi j'ai flashé. Je n'ai pas résisté à l'installer sur ma Terrasseentchatche et je lui ai demandé de remercier son copain Bernard : c'est lui qui l'a prise. Pas mal, le bonheur dans le pré ! pas mal pas mal ! Et si on y ajoutait la musique de Lania et les vers de Paul Fort : trop fort ! Je la connais par coeur. Elle me l'a chantée et depuis son p'tit air ne quitte plus mon oreille. De quoi faire un tube ! Mais vous pouvez toujours vous rendre aux Champs Libres le 11 juin pour écouter, entre autres, ce poème par elle-même en musique ! On trinque ? Menthe à l'eau ? Va pour menthe à l'eau... glacée of course !
16 mai 2008
Tour, un petit tour.... à Toulouse (alphabet à terminer)
Pour ne pas oublier ses arênes, ses briques, son canal, ses dômes de cuivre, ses écluses, ma rue Ferdinand, sa Garonne, mon Hôpital militaire,[I ?], son Journal "La dépëche", [K ?],[L ?], sa gare Matabiau, son Nougaro, [O ,], son Palmier des Jacobins, ses Quais (de Tounis of course); sa statue Paul Riquet, sa sieste légendaire (ou cutou), [T ?], [U ?], ses Violettes, ses interminables lignées de Wagons qui m'apprirent à compter, [X ?], [Y ?], [Z ?]... à peaufiner. Cliquez sur le titre et vous rendrez visite à cette vieille ville à la pointe de la technologie aérospatiale.














